Nouveau monde 2
Le sous-titrage de l'écran à la page
Entre tourisme et travail
Déjà-vu
Aujourd'hui je n'ai rien fait
comment devenir un artiste célèbre
Le plaisir du texte
tout est devenu BLEU
Papier
Tu n'aurais pas dû tirer sur cette fille
ACAB
maxence piat

ALL COPS ARE BASTARDS

ALL CAPITALISTS ARE BASTARDS

ALL COLOURS ARE BEAUTIFUL

ALL CATS ARE BEAUTIFUL

etc..

 

En slogans, chansons, collé ou graffé sur les murs, l’acronyme ACAB, rapporté pour la première fois dans les années 70 dans une prison de Newcastle, s’est depuis répandu comme une trainée de poudre dans les villes du monde entier.

D’abord message adressé contre un corps oppresseur, parfois détourné en faveur des réfugiés ou tourné en dérision, une multiplicité de sens a été associée à ce terme. L’exposition présentée à l’Espace Oppidum propose ainsi une réflexion autour de ces quatre lettres devenues mème.

Face à ce foisonnement, peut-on encore parler de portée subversive du ACAB ?

 

À rebours de l’actualité, l’exposition souhaite aller au-delà de la littéralité du slogan. Par appropriation, détournement ou ironie, les oeuvres exposées, se trouvent à une lisière, un point de jonction, celle de la confrontation entre deux corps d’individus, protestaires et forces de l’ordre.

 

Collecte et  archivage de graffitis, mise en défaut du cirque médiatique des autorités, état des lieux non-exhaustif de certaines dérives ressenties et observées, échappées poètiques ou post-apocalyptiques, les pièces présentées deviennent autant de pistes de réflexion sur les répressions actuelles, avec cette question en fil rouge : comment faire oeuvre avec notre colère ?

 

Car ACAB est avant tout un cri, un signe de ralliement d’individus pas encore tout à fait la tête dans le guidon, et ce malgré les injonctions croissantes au silence.